Vendredi 25 septembre 2009


Bonjour ! Une petite pause détente. Enfin, je l'espère ! Une mésaventure authentique et véridique ! J'en ai fait un récit !
Je travaille tout le week-end. J'ai des lectures et des commentaires en retard (sourire). Je me rattraperai !
Bon week-end ! A bientôt
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Couchée tard hier, le train de Geneviève avait du retard. Je l’ai récupérée vers minuit trente Gare de Lyon. Après papotage, clopage, « délassage », je rentre chez moi vers 2 h…

 

Autant dire que ce matin c’était plutôt…  « délassage » ! Rien foutu ! Puis, petite crise de culpabilité et de remords vers 10 h….je me dis qu’il serait bien de faire quelque chose d’utile…. Humm ! Mais quoi ? …..Je sais ! Ma couleur !

Cela fait plusieurs jours que j’observe la broussaille de cheveux blancs sur mon crâne…. Il est temps ! J’ai acheté le produit. Déjà ça ! « Excellence crème » de l’Oréal »….parce que je le vaux bien ! Blond foncé….mais non Bébé ! C’est juste un jargon de coiffeur….je suis bien châtain !

 

Préparation des ingrédients, malaxage. C’est prêt

Il est 10 h 30, ça va j’ai le temps. J’attaque les racines….. 20 minutes de pause.

Un peu d’internet, lecture de mes mails….

10 h 50, il est temps de mettre le reste du produit sur tout le cuir chevelu….je masse en profondeur afin que chaque millimètre soit imprégné de crème….. 10 minutes de pause.

 

-Le timing est très important dans une coloration….pas assez de temps, la couleur ne prend pas….trop de temps….c’est la cata !-

 

Alors que les 10 minutes ne sont pas encore écoulées, j’entends un bruit saugrenu qui vient de mon ballon d’eau chaude. Un grincement sourd. Je me dis « Tiens, mon ballon aurait-il des problèmes de calcaire ? »

Le bruit se répète, plusieurs fois…sans discontinuer.

Et là, un petit doute m’assaille… N’y avait-il pas un papier sur la porte d’entrée de l’immeuble signalant une coupure…d’électricité ?...Oui, c’est bien ça EDF…enfin, il me semble…. ? Je vérifie quand même les robinets……walou ! Erreur ! C’était une coupure d’eau qui était signalée….

Ca y est, ça me revient….23 juillet…aujourd’hui !.... jusqu’à 17h !!!!!   Aie ! Aie ! Aie !

 

Très fine, avec ma mayonnaise sur la tête ! Et puis…tant qu’à faire, pas lavée…. Super !

 

Panique ! Il est 10 h 55, dans 5 mn il faut que je me trouve sous une douche sous peine de me retrouver blonde paillasson…

 

Réfléchir, agir….vite ! Très vite !

Je regarde l’eau que j’ai en stock….une bouteille d’eau minérale, et une bouteille d’eau déminéralisée…. Je vais aller loin avec ça…. !

 Bon, il faut que je trouve une autre solution…Trouver un moyen de me doucher ailleurs…..

 

J’enfile les premiers sous-vêtements que je trouve, dans le même temps, j’arrache mon portable de l’étagère.

 

Appeler Catherine….pourvu qu’elle soit chez elle ! Ca sonne…elle répond. Sa voix est presque inaudible et hachée….A tous les coups, elle est dans un musée…

Juste le temps de lui demander si elle est à Vincennes, de comprendre qu’elle n’y est pas et de raccrocher en lui disant brièvement  que je la rappellerai….

 

J’ai réussi, pendant ce temps, à enfiler une robe pendue sur le lampadaire qui me sert de porte-manteaux…

Qui d’autre appeler ?

Geneviève. ! ... Flûte ! Je tombe sur la messagerie….je raccroche aussitôt.

Vite ! Vite Vite !

Ian. !!! Ian.….pourvu qu’il sèche aujourd’hui ! Allo !.... Il répond !!! Mon Ianou !!!

« Ian ! Tu es chez toi ? »

??? « heu…oui ? qu’est-ce qui se passe ? »

« Ecoute, j’ai une coupure d’eau, je suis en train de faire ma couleur…dans 5 mn, il faut que je sois sous une douche !!!!! »

???????? (hilare) « Ben, viens ! Mais je te préviens, je suis avec mon pote…on vient de se réveiller, pas lavés, pas habillés… Mais si ça ne te gêne pas…. Pas de problème !!! »

«Tu me sauves !!!  J’ARRRRIVE !!!! »

 

Ma tête !..... je peux pas sortir comme ça !!!!

Un foulard ! Ouf ! Là, il y en a un qui dépasse….

Me voilà déguisée en mousmé avec mon foulard sur la tête ! ….jolie ! Je vais faire un malheur !

 

J’empoigne au passage 2 serviettes de toilettes, un crème, mes clés, mon sac, mon portable….je file… -vers la douche ! -….là-bas, rue de l’Eglise !!!!!

 

Escaliers descendus à toute vitesse, dans la rue je fonce,  speed et hilare à la fois….rien qu’à imaginer la tête que je dois avoir !

 

Ca y est, devant la porte de l’immeuble de Ian ! …Evidemment…dans l’affolement, je compose le code….5 fois !… Flûte !!!!! Mais pourtant je le connais par cœur !!! Ian m’aperçoit. Ouf ! Il m’appelle pour me donner le code…. Les chiffres étaient bons mais je ne sais pas pourquoi j’ai voulu mettre un A à la place du B ? 

 

De la fenêtre, je le vois pointer – mort de rire, le bougre ! - son appareil photo ! Traitre ! Non, je  ne peux pas dire ça…il me sauve ! Quelle ingrate !

 

Ian m’ouvre, à peine un bisou, un bref salut au copain - qui ne m’a jamais vue…. et je file direct  vers la salle de bain….direction la douche !!.... Sympas et décontractées tes copines Ian !!!!

 

Voilà, ça y est, je suis sous la douche. J’ai du laisser le produit 5 mn de trop… Après rinçage, lavage et séchage, j’inspecte l’étendue des dégâts…. Aucun !!!  Couleur réussie !

 

Ian tu es mon sauveur, tu es un amour ! Je t’adore ! Et en plus…tu m’offres un café ! Trop chou !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 22 septembre 2009

M'exiler, m'extirper, m'extraire de cet étau,
Marionnette sans vie, me suis laissée menée,
Patienter, espérer, attendre, fléchir, céder,
Attendre encore, subir, et puis... courber le dos.
*

Comme il est lourd ce corps ankylosé de boue,
Moi qui croyais porter la cape d'une fée,
Dont les pans de satin s'ouvriraient un beau jour
Pour m'envoler rejoindre mon prince en son palais
*

Comme il est lourd ce coeur gonflé de désespoir
Mes larmes sont des pics, de lancinants poignards
L'amour est une eau vive qui se transforme en glace
Lorsque l'indiférence s'immice et trouve place.
*

Me contraindre, m'obliger à relever la tête,
Respirer en solo, fuir cette dépendance,
Cette force charnelle brisant mon existence,
Partir, me libérer, retrouver tout mon être.
*

Juillet 2009 - DDC - Droits réservés

 

 

 

 

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Jeudi 17 septembre 2009

Bonjour ! Voici  un extrait du Prophète de Khalil Gibran, poète, homme de lettres libanais. Un elixir, un baume quotidien sur nos âmes égoïstes et trop gâtées ! Un clin d'oeil à Tibicine !
Bonne journée à tous !

****************

Le bien et le mal

 

Et un des aïeux de la cité dit, Parle-nous du Bien et de Mal.

Et il répondit :

 

Du bien en vous je puis parler, mais non de ce qui est mal.

Car qu'est-ce que le mal sinon le bien torturé par sa propre faim et sa propre soif ?

 

En vérité, quand le bien est affamé, il recherche la nourriture même dans les grottes obscures, et quand il a soif il se désaltère même dans des eaux mortelles.

 

Vous êtes bon quand vous êtes unis avec vous-même.

Pourtant, vous n'êtes pas mauvais quand vous n'êtes pas uni avec vous-même.

Car une maison divisée n'est pas un repaire de voleurs, elle n'est qu'une maison divisée.

Et un navire sans gouvernail peut dériver sans but près d'îles dangereuses, mais ne pas sombrer.

 

Vous êtes bon quand vous vous efforcez de donner de vous-même.

Pourtant, vous n'êtes pas mauvais quand vous cherchez le profit pour vous-même.

 Car quand vous cherchez le profit vous n'êtes qu'une racine qui s'agrippe à la terre et tête à son sein.

 

Certainement, le fruit ne peut dire à la racine, "Soit à mon image, plein et mûr et toujours généreux de ton abondance".

Car pour le fruit, donner est une nécessité, et recevoir est une nécessité pour la racine.

 

Vous êtes bon quand vous êtes pleinement conscients dans votre parole.

 Pourtant, vous n'êtes point mauvais quand vous êtes endormi alors que votre langue titube sans but.

 Et même un discours chancelant peut fortifier une langue faible.

 

Vous êtes bon quand vous marchez vers votre but fermement et d'un pas hardi.

Pourtant, vous n'êtes point mauvais quand vous y allez en boitant.

 Même celui qui boite ne va pas à reculons.

 Mais vous qui êtes forts et rapides, veillez à ne pas boiter devant les estropiés en croyant être gentil.

 

Vous êtes bon d'innombrables manières et vous n'êtes point mauvais quand vous n'êtes pas bon.

 Vous ne faites que musarder et paresser.

 Quel malheur que les cerfs ne puissent donner leur promptitude aux tortues.

 
Votre bonté réside dans votre aspiration envers votre moi-géant : et cette aspiration existe en vous tous.

 Mais en certain d'entre vous, cette aspiration est un torrent qui se rue puissamment vers la mer, emportant les secrets des coteaux et les chants de la forêt.

 Et en d'autres, elle est un ruisseau paisible qui se perd en méandres et en détours et s'attarde avant d'atteindre le rivage.

 
Mais que ceux chez qui l'aspiration brûle ne disent pas à ceux chez qui elle est faible, "Pourquoi es-tu lent et hésitant ?".

 

Car celui qui est vraiment bon ne demande pas à celui qui est nu, "Où sont tes vêtements ?", ni au sans logis, "Qu'est devenue ta maison ?"

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Mardi 15 septembre 2009

Les couleurs de l'été vont ternir en septembre
Les jours ensoleillés, vivent leurs derniers instants,
La lumière de l'aurore ne viendra plus surprendre,
Nos visages endormis sur nos rêves d'amants
*

Loin, les soirs de juillet, voluptueuse insouciance,
Alourdie de chaleur, chassant les souvenirs
Que l'on croyait enfouis, à jamais en partance,
La rouille de l'automne, les fera revenir.

*
Les oiseaux se sont tus, les arbres se dénudent,
Les allées dans les parcs, n'entendront bientôt plus,
Que les pas languissants de quelques promeneurs,
Venus guetter en douce les dernières rumeurs.

*
Les brumes de l'esprit s'immicent doucement
Nos chateaux en Espagne sont transformés en ruines,
Le voyage vers les îles, un regret qui nous mine,
Nourrissant d'amertume les pensées du présent
*
Septembre 2009 - DDC - Droits réservés

 

Par citadrime
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Lundi 7 septembre 2009

Parle moi de nous deux, juste pour oublier
Tout ce qui nous sépare, obstrue notre horizon,
Nous cloue les pieds au sol, nous plonge vers les fonds
Nous empêche de croire, ou même d'espérer,
*

Parle-moi de nous deux, écarte les démons,
Abats tous les obstacles, dissipe les tourments 
Invente nous un monde, une constellation,
Un paradis lointain pour nos coeurs dissidents
*

Parle-moi de nous deux, raconte-moi une histoire,
Même si ce n'est pas vrai, j'ai besoin de rêver,
De nous imaginer sur notre territoire,
Un cocon de satin rien que pour nous aimer,

*
Parle moi de nous deux, de routes parallèles,
De chemins qui se croisent, de destins réunis,
De nos âmes fidèles, nos amours éternelles,
De promesses, de toujours, de serment pour la vie

*
Juillet 2009 - DDC - droits réservés

 

 

 

 

 

 

Par citadrime
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Profil

  • : citadrime
  • : Artiste un peu, rêveuse beaucoup, marrante à mes heures, vague à l'âme...parfois, amoureuse...toujours ! Caractère certain, pour ne pas dire un certain caractère. Exilée d'Orange...encore une !

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