Timide pointa son nez dans la toile des rimes
Lire les poésies attisait son désir
Mais il n’osait poser sa plume pour écrire
Se croyant incapable du souffle qui s’exprime
Timide, cabossé avait perdu la foi
L’espoir qui sait donner quelque confiance en soi
L’amour l’avait laissé sur le bord de la route
Son âme torturée le plongeait dans le doute
Timide commença par un bouquet de strophes
Juste quelques petits pas pour sonder les échos
Des compères en joie de lire ses jolis mots
Quand timide déjà voyait la catastrophe !
Timide déploya la palette irisée
D’un chantre troubadour au talent confirmé
En glissant sur la feuille sa générosité
De sa pâte sensible souvent nous bouleversait
Car s’il nous régalait des ses vers bien tournés
Nous avions de la peine pour son manque d’amour
Il aurait bien voulu tous ses vers déclamer
A une belle muse qu’aimerait chaque jour
Mais il m’a bien semblé que notre ménestrel
S’affaire depuis peu aux choses essentielles
Sa vie est sérénade chantée au clair de lune
L’amour au quotidien est bien mieux que la plume !