Résonnent dans ma tête le tintement des cloches
D'une église étrangère Saint Pierre Sainte Marie
Ses notes se libèrent pour atteindre celui,
Effrayé à l'idée de l'heure qui approche
Elles sont venues rejoindre les choeurs ensoleillés
Des Chrétiens de l'Orient afin de lui chanter
L'espoir d'une âme en peine, n'ayant pu retrouver
Une mère que l'on aime, disparue à jamais
Sous les bombes, sous la guerre, du Liban dévasté
N'aura pas eu le temps de dire, de murmurer
Tout l'amour en sommeil, pouvoir le dispenser
A ce fruit de sa chair trop tôt abandonné
La quête sans issue de quelque destinée
Suspendue aux pourquoi qui ont perdu la clé
Des réponses inutiles pourtant il persévère
A vouloir expliquer, à percer le mystère
Heureuse parenthèse marquant quelques années
Les honneurs, le succès auront su soulager
La cruelle blessure à peine refermée
Mais la plaie trop profonde n'a pu cicatriser
Le froid du crépuscule a vite réveillé
L'angoisse des questions qui restent dans le vide
Ne trouvant pas d'écho elles reviennent perfides
Brûlent comme la braise les lésions du passé
La mélodie sacrée vient parer d'harmonie
L'esprit trop fatigué et le corps trop meurtri
Elle allège les âmes prêtes à s'envoler
Vers la voie des secrets qui seront dévoilés
Là-haut, le doux appel d'un timbre familier
Célèbre les louanges de ta proche arrivée
Vos deux pouls réunis à présent cadencés
Par un seul et unique souffle pour l'Eternité