Vos souffrances sont des plaintes qui résonnent sans cesse,
Ma tête et mes oreilles perçoivent les échos
D’un souffle d’amertume, de soupirs de détresse,
De lancinants murmures ignorant le repos.
*
Vos silences résignés sont des cris déchirants,
Sanglots en devenir par tant d’accablements,
Gagnée par l’impuissance, je courbe mon échine,
Rivant mes yeux au sol, je regarde l’abîme
*
J’entends battre vos cœurs, au rythme de l’angoisse,
De la crainte et la peur, qui vous suivent à la trace,
Lâche, je voudrai m’enfuir, rejoindre la lumière,
M’extraire de l’étreinte d’un étau qui m’enferme
*
Je vois vos mains tendues, elles veulent retenir,
Les gestes, les mots tendres, l’esquisse d’un sourire,
Je voudrai disparaitre, ne jamais revenir,
Mais vos yeux me désarment, m’empêchent de partir.
*
Avril 2010 - DDC - Droits réservés